Conseil Supérieur de l’Education, du 9 avril 2021

dimanche 11 avril 2021

Déclaration liminaire de l’Union Syndicale Solidaires au CSE du vendredi 9 avril 2021

La crise sanitaire se poursuit et plonge une partie toujours croissante de la population dans la précarité.

L’actualité est marquée par une offensive contre les libertés syndicales. En invitant des YouTubeur.euse.s à s’exprimer sur leur ressenti de la crise sanitaire à l’Elysée, le gouvernement donne à voir une parodie de jeu démocratique. Sous couvert d’être à l’écoute de la jeunesse, il tente d’instituer des portes paroles, étudiant.e.s ou non, à la place des des organisations qui jouent aujourd’hui ce rôle et dont l’institution est le fruit des luttes et victoires du mouvement étudiant social. La représentation des étudiant.e.s et de la jeunesse se fait au sein des instances à travers des représentant.e.s élu.e.s et non choisi.e.s par le gouvernement.

L’adoption par le Sénat d’un amendement dit « amendement UNEF » permettant la dissolution par décret gouvernemental de toute association proposant des groupes de parole en non-mixité est une attaque directe contre nos outils de lutte. La coordination des personnes discriminées, la formulation de revendications et la mise au point de moyens de lutte ne peut se faire que dans un cadre sécurisant favorisant l’expression libre des ressentis de chacun.e.
Ces moyens de lutte sont nécessaires face à la violence exercée et protégée par l’institution. Ainsi, un enseignant-chercheur sanctionné pour violences sexistes et sexuelles à l’université de Paris Est peut-il échapper aux sanctions grâce à un détachement à un poste prestigieux dans une autre université. Ces pratiques doivent être mises en lumière et dénoncées avec force afin de faire cesser le silence et l’impunité. Tant que l’inertie collective et l’étouffement institutionnel des affaires ne seront pas traités sérieusement, les inégalités subsisteront dans l’Enseignement Supérieur et la Recherche.

Les errements quant à la vaccination des professeur.e.s, des personnels de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur, des élèves et étudiant.e.s sont inacceptables. Les conditions de sécurité sanitaires ne sont pas réunies dans de nombreux cas, mettant en danger l’ensemble des personnes travaillant au sein des universités et établissements d’enseignement.

En outre, le nouveau confinement, ralentissant l’activité économique, diminue l’offre de stage, ce qui touche de plein fouet les étudiant.e.s devant valider leur année par ce biais. Les conditions de vie des étudiant.e.s sont également impactées du fait de la nécessité pour près de 50 % d’entre eux d’exercer une activité salariée en parallèle de leurs études, les bourses étant insuffisantes pour vivre dignement et versées souvent en retard.

La fédération étudiant.e et les fédérations de l’Éducation de l’Union syndicale Solidaires revendiquent :
• Suppression pure et simple du projet de loi contre les séparatisme, qui en plus de limiter les droits des personnes musulmanes, limite le droit à l’organisation à travers l’amendement UNEF
• Masques et gel gratuits
• Simplification des démarches d’accès aux aides d’urgence
• Trêve hivernale en cité U
• Repas CROUS à 1€ pour toustes
• Élargissement des critères de bourses
• Revalorisation des bourses
• Gel puis baisse des loyers en résidence étudiante
• Stages rémunérés au SMIC
• Retrait de l’augmentation des frais d’inscription des étudiantEs extracommunautaires
• Éligibilité au chômage
• Protections hygiéniques gratuites en libre accès
• Construction de nouveaux logements CROUS
• Protections contre les IST en libre accès gratuite
• Suppression de la CVEC
• Un programme clair de vaccination pour les personnels de l’éducation nationale et de
l’enseignement supérieur


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